Ukraine – Décès de Kateryna Gandziouk, militante anticorruption, attaquée à l’acide

La militante anticorruption ukrainienne, Kateryna Gandziouk, grièvement blessée en juillet dans une attaque à l’acide, est décédée à l’hôpital, a-t-on appris dimanche auprès des sources soutenant sa cause.

« Katya [Kateryna] est morte. Plus d’informations seront fournies bientôt », a indiqué sur Facebook un groupe qui publie régulièrement des bulletins sur l’état de santé de la militante et des nouvelles concernant le déroulement de l’enquête sur cette attaque.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a confirmé le décès et exprimé ses condoléances aux proches de la militante lors d’une rencontre avec des représentants de la communauté ukrainienne en Turquie, où il effectue une visite officielle. « J’appelle les forces de l’ordre à faire tout leur possible pour que les assassins de Kateryna Gandziouk soient trouvés, jugés et punis », a également écrit M. Porochenko sur son compte sur Twitter.

Militante et conseillère du maire de Kherson, dans le sud, Kateryna Gandziouk, 33 ans, qui dénonçait la corruption au sein de l’antenne régionale du ministère de l’Intérieur, a été attaquée fin juillet par un inconnu qui a jeté sur elle près d’un litre d’acide sulfurique.

Elle a été hospitalisée dans un état « grave », avec des brûlures au torse, à un bras et à un oeil, les lésions couvrant plus de 30 % de son corps. Elle avait depuis subi 11 opérations depuis.

C’est devant le ministère de l’Intérieur, à Kiev, que plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage à l’activiste anti-corruption Kateryna Gandziouk, décédée ce dimanche 4 novembre après avoir été attaquée à l’acide il y a trois mois.

« Nous faisons tous la même chose – nous faisons des réformes dans notre pays pour saisir cette fenêtre d’opportunité qui s’est ouverte après Maïdan, après la Révolution de la dignité. Cet attentat contre Katya est un signal adressé à toute la société, à des centaines de personnes dans nos villes et villages à tous les niveaux qui essaient de résister à l’ancien système que le gouvernement tente de rétablir », explique Oleksandra Matviychuk, militante des droits de l’Homme.


Avec AFP – femininonline – Novembre 2018