L’Afrique francophone s’engage à lutter contre les médicaments contrefaits

Vingt-cinq pays et 10 organisations internationales se sont engagés à lutter contre les médicaments contrefaits et non conformes en Afrique francophone.

Le 22 mai, en marge de la 71e session de l’Assemblée mondiale de la Santé, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’ONUSIDA, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé et la Fondation Chirac, ont organisé une conférence intitulée « Accès aux médicaments et autres produits médicaux de qualité en Afrique francophone », qui a réuni près de 400 participants, dont plusieurs ministres de la Santé. Ils ont adopté une déclaration assortie d’engagements visant à faire avancer l’accès de tous, en particulier des plus pauvres, à des produits de santé de qualité certifiée.

Chaque année, des milliers de personnes décèdent à cause de médicaments contrefaits ou non conformes, en particulier dans de nombreux pays d’Afrique, où jusqu’à 7 médicaments sur 10 ne répondent pas aux normes de qualité requises par les agences de réglementation sanitaire internationales.

« Il est aujourd’hui urgent de trouver des voies et des moyens pour améliorer l’accès aux médicaments et aux produits médicaux de qualité dans les pays en développement, en particulier en Afrique, quel que soit le coût, car malgré les conventions internationales, le fléau grandissant des médicaments contrefaits continue de faire des ravages parmi les populations défavorisées », a déclaré Patrice Talon, Président du Bénin.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, approuve : « Il est urgent et impératif de soutenir les efforts visant à stopper la mise sur le marché de médicaments contrefaits et non conformes partout, y compris dans les pays africains. L’accès aux médicaments de qualité est au cœur du droit à la santé pour tous et c’est une condition indispensable pour la couverture maladie universelle ».

La déclaration signée a pour but de favoriser des mécanismes servant à certifier la qualité de tous les produits de santé qui sont mis sur le marché en Afrique. Elle appelle donc à renforcer les capacités du continent en matière de réglementation sanitaire, ouvrant la voie à la production locale de médicaments.

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’OIF, souhaite que le document serve de base à un plan d’action. « Nous avons l’intention de soulever cette question avec l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement de la zone francophone lors du 17e Sommet de la Francophonie en octobre, en les mobilisant autour de solutions concrètes et d’un financement durable au niveau national, régional et international », a-t-elle déclaré.


Source Onusida – femininonline – Juin 2018